LES SALAIRES ?
UN RENDEZ VOUS A NE PAS MANQUER !
Avant les élections professionnelles du jeudi 27 janvier, une première réunion de négociation va commencer avec le bilan 2010. Cette première réunion est le moment de faire un point précis des salaires et de la politique salariale à SNECMA. Mais commençons d'abord par revenir sur ces trois dernières années. Trois années qui se suivent mais ne se ressemblent pas!
2008 : après la signature des syndicats CGC et CFTC d'un accord salarial (1,5 %en AG et 1,4 % en AI), les actions, grèves et manifestations se poursuivent jusqu'en avril et la négociation reprend pour obtenir le paiement du lundi de pentecôte, la prime de transport à 25 euros, 70 embauches et une revalorisation en AG de 0,75 % en octobre. Ce succès est à mettre à l'actif des salariés qui ont montré leur détermination avec la CGT.
2009 : la signature de la CFDT et CGC pour une politique salariale "faible" (1,3 % en AG et 1,2% en AI) cautionne un vrai recul de nos salaires. C'est le début de la crise financière avec le soutien de l'état pour les banques et le début de programmes d'austérités contre les salaires et l'emploi. Les luttes sont importantes pour que les salariés soient entendus et ne pas être sacrifiés!
2010 : la direction oppose salaires et investissement et refuse d'écouter les salariés et les syndicats. Elle n'obtient aucune signature sur son projet et applique unilatéralement 1,2 % en AG et 1,3 % en AI. Les luttes sociales dans tous les établissements SNECMA se sont développées jusqu'en avril !
Et 2011?
La direction SNECMA attend les élections professionnelles du 27 janvier pour engager les négociations, préférant le calme post électoral, en observant le résultat des urnes.
SAFRAN a bouclé les négociations salariales pour le siège avant noël 2010 et a obtenu un accord de FO et de la CFE-CGC pour 1,35% d'AG et 1,4 % d'AI. Considère-t-on ces augmentations comme le seuil mini de la négociation à SNECMA? Ou bien la direction générale SAFRAN veut-elle décider de toutes les négociations dans le groupe? Le PDG se veut rassurant pour les marchés et les actionnaires en 2011 avec d'importants bénéfices et des prévisions économiques florissantes. Mais qu'en est- il des salariés ?
DISCUTER : 11445 salariés travaillent à SNECMA dans 10 établissements. Les négociations concernent donc chacun d'entre nous pour la feuille de paye. Cette année encore, nous ne devons pas être les sacrifiés des actionnaires ! Il s'agit donc de débattre des salaires, du pouvoir d'achat, de l'évolution de carrière, des primes, et aussi des inégalités hommes/femmes, des handicapés, du temps de travail et des emplois. Tous ces thèmes font partie des obligations légales que l'employeur doit négocier une fois par an, les NAO.
S'INFORMER. : Dés le départ de la négociation, avec le bilan 2010 présenté par la direction, la CGT vous informe en temps réel du contenu des discussions, des bilans chiffrés, tant quantitatifs que qualitatifs. L'information durant toute la durée des négociations est incontournable pour se faire un avis, donner son point de vue et participer aux différentes initiatives. S'informer encore des débats et des luttes sur les centres SNECMA pour favoriser des convergences de revendications et de luttes.
PROPOSER. : Dès la première réunion de bilan, il faut être offensif et faire des propositions sur tous les sujets de négociations. La CGT n'invente pas tout et reprend largement les débats et revendications qui émanent du personnel.
Un point incontournable pour les AG pour tous qui doivent maintenir le pouvoir d'achat et rattraper les pertes subit depuis de plusieurs années. Ce qui n’a pas été le cas l’année dernière. En effet en 2010, avec 1,2 % d'AG alors que l'inflation a atteint 1,6 % en 2010, l’AG n’a pas couvert le pouvoir d’achat des Salariés. Il y a un décrochage permanent, qui tire les salaires vers le bas pour favoriser la baisse du coût du travail comme le veut le MEDEF, pour soi disant sauver l'emploi et augmenter la compétitivité.
Quant aux AI, elles sont à un bas niveau et sont un frein à une réelle évolution de carrière, avec des sommes entre 40 à 70 euros pour les rallonges (moyenne de 20 mois) et 60 à 90 euros pour des promos (moyenne de 7ans) pour les ouvriers, les techniciens (hors niveau 6) employés et agents de maitrise.
AGIR : Les moyens d'interventions et d'actions doivent permettre de se faire entendre pour que les revendications soient réellement prises en compte. Il faut bien constater que les dirigeants d'entreprise et les financiers ont souvent le dernier mot et font main base sur les profits.
A SNECMA, la remontée de 330 millions d'euros à la holding SAFRAN en 2010 représente la moitié de la masse salariale de tous les salariés SNECMA, soit 33 000 euros chacun!
Pour de bonnes négociations il faut aussi le rapport de force et pas seulement la qualité des syndicalistes dans les débats. Ce sont les luttes sociales, l'intervention collective des salariés qui permettent de faire bouger les lignes. C'est ce qui s'est passé en 2008 avec des résultats positifs pour tout le personnel suite aux 3 semaines de grèves.
La CGT, AVEC VOUS, pour s'informer, se rassembler et obtenir des résultats concrets sur la feuille de paye:
-Depuis plusieurs années, les budgets pour les rallonges et promos sont trop bas (entre 1,2 % et 1,4 %) et montrent le manque de reconnaissance de la direction envers les salariés et leurs compétences. Pire encore, la direction maintient son refus d'AG pour les ingénieurs, cadres et salariés au niveau 6 pour pratiquer une politique d'individualisation.
-le pouvoir d'achat poursuit sa chute; les écarts entre la hausse des prix et les augmentations générales se creusent. La CGT poursuit son objectif d'AG pour tous les salariés. Le gouvernement montre le mauvais exemple en refusant depuis 5 ans tout coup de pouce pour le SMIC qui est de 1 343 euros brut mensuel, alors que la CGT demande un SMIC à 1600 euros! A SNECMA, il faut donc bien un minimum de 1,8 % d'AG pour éviter de continuer la perte de pouvoir d'achat.
l'évolution de carrière des techniciens doit être réellement négocier avec des AI minimas à 3% du salaire et promos minimum à 5 %, elle doit permettre un doublement de coefficient sur toute sa carrière. Une refonte de la grille en redéfinissant les critères professionnels de 270 points à 540 points, sans "blocage" d'accès au niveau 6, ni individualisation des salaires.
-réévaluer toutes les primes, et indexer la prime de transport sur les AG en le portant à 50 euros.
-mettre en place un réel budget spécifique pour résorber les écarts de rémunération entre les hommes et les femmes.
Enfin, la direction retourne son chantage à la signature en "bonus" à la signature. Son projet salarial serait revu légèrement à la hausse pour obtenir la signature des syndicats. Avec les nouvelles règles de représentativité, un accord est valable avec un minimum de 30 % représentant les salariés.
Donc, la direction peut obtenir la signature de la CGT seule qui fait 40% (en 2007) ou bien de la CGC (21 %) + la CFDT (26 %) ou bien ces 3 syndicats ensemble.
Les élections du jeudi 27 janvier vont déterminer la représentativité des syndicats où il faut obtenir au moins 10% pour pouvoir participer aux négociations et signer un accord collectif.
Donner plus de poids à la CGT permettra de peser plus fort dans les débats et les négociations, de favoriser les luttes pour une réelle prise en compte des revendications. Une CGT qui rassemble et unifie dans le seul but que de porter les intérêts du personnel. Pour les salaires, une CGT plus forte et influente, et le message sera reçu 5 sur 5 par la direction !!!
JEUDI 27 JANVIER 2011
POUR LES SALAIRES
VOTER CGT !
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