PUISSANT !
IL FAUT CONTINUER !
Que de monde à Montparnasse ! C’est une foule comprimée, chacun cherchant à se frayer un chemin dans cette marée humaine. Il en arrive de partout ! Le temps de se retrouver ensemble derrière sa banderole, c’est parti !
Du jamais vu, tout au moins il y a longtemps ! Face à la grogne, l’entêtement, le mépris, les mensonges du gouvernement et son enfermement à ne pas vouloir entendre le message qui lui est adressé, cela pousse d’avantage de jeunes, salariés du public , du privé, les précaires, les chômeurs, retraités… à investir le mouvement social.
Cette nouvelle démonstration de force, s’est confirmée par la mobilisation de près de 3,5 millions de manifestants. Même les médias n’ont pas contesté (mise à part les chiffres) la puissance de cette manifestation. Le gouvernement ne peut infiniment nier la teneure et l’intensité de cette journée du 12 octobre.
Même nos dirigeants à la Snecma ne peuvent minimiser ce qui s’est passé dans l’usine.
Car il y a eu le 12, il y aura le 16, et peut-être même juste après !
Et pourquoi pas dans nos murs ?
Ce fut encore une usine morte pour ce mardi 12 octobre !
C’est prometteur pour les suites à donner !
L’effet tâche d’huile qui s’étend dans tout le pays, pourrait prendre un nouveau tournant dans les prochaines heures et jours à venir. Plus de 11 dépôts de carburant sont bloqués, ou sont en passe de l’être par des grévistes qui décident en assemblée générale la reconduction de la grève. Il en est de même pour les cheminots ….
Allons-nous vers une radicalisation du mouvement ?
Au lendemain du 12, la question est désormais entre les mains des salariés. Partout elle doit être posée, sous des formes quelconques pour créer les conditions de gagner encore et d’avantage de salariés à rejoindre le mouvement.
Quand on dit, que le gouvernement est assis sur une caisse d’explosifs, il vient depuis hier d’en allumer la mèche. Il prend le risque par son obstination de ne pas vouloir écouter, une radicalisation du mouvement social dont les conséquences d’un blocus seraient de sa seule responsabilité.
Les guignols font leur numéro !
Les COPPE, FILLION, BESSON, WOERHT toute la guinde UMP, viennent de nouveau jeter un pavé dans la marre ! Pour eux : « Faire descendre dans la rue des jeunes de 15 ans est irresponsable de la part des organisations syndicales »
Tous ces messieurs, ont déjà banni ce droit constitutionnel sur le droit de grève dont dispose chaque citoyen de ce pays.
Les jeunes lycéens qui sont venus grandir les manifestations ne sont ni des idiots et ni des voyous.
Ils ont toutes les bonnes raisons d’être dans la rue ! Ils ont bien compris que cette loi sur le recul de l’âge du départ à la retraite les concerne maintenant. C’est eux qui multiplient les contrats précaires, les stages, le chômage ! C’est 85% des jeunes qui rejettent cette loi !
Comment concevoir qu’il faudrait faire travailler plus les vieux, alors que les jeunes sont au chômage ? Le pire, c’est que cette loi bloquerait 1 million de poste ! Avec ça il faudrait qu’ils se taisent !
La retraite à 60 ans est un droit :
Les plus belles années de retraite sont entre 60 et 65 ans. Les plus dures années au travail sont entre 60 et 65 ans. L’espérance de vie en bonne santé est en moyenne de 63 ans pour les hommes et 64 ans pour les femmes.
L’argument du gouvernement et du patronat consistant à dire que l’on vit plus longtemps et que par conséquent l’âge de départ à la retraite doit être reporté, est balayé par les mobilisations des salariés et le soutien massif de la population vis à vis des manifestations ainsi que par la réalité du travail.
La réforme des retraites aurait un impact particulièrement brutal pour les femmes :
En 2009, 24,1% des femmes sont parties à 65 ans contre 16,5% des hommes.
En 2007, 44% des femmes ont pu valider une carrière complète contre 86% des hommes soit en moyenne, 20 trimestres en moins.
34% des femmes ont validé moins de 25 trimestres contre 4% pour les hommes.
Ainsi la moitié des femmes valident une carrière complète à 65 ans ce qui conduit le quart d’entre elles à ne partir qu’à 65 ans.
Les moyens financiers existent.
ü -40 milliards d’euros d’impôts sur les revenus sont perdus chaque année,
ü -10 milliards d’euros de richesses fiscales qui sont le fruit des baisses d’impôts sur les bénéfices des sociétés,
ü -33 milliards d’euros d’exonérations de cotisations sociales sont accordées chaque année aux entreprises,
ü -les entreprises de la métallurgie cotées au CAC 40 ont réalisé 5,65 milliards d’euros de bénéfices au premier semestre 2010,
ü -200 milliards d’euros chaque année passent et cela depuis 20 ans, du camp du travail à celui du capital
L’augmentation générale des salaires et le développement de l’emploi industriel sont les moyens les plus efficaces pour le financement de la protection sociale et la réponse aux revendications des salariés.
Ensemble nous pouvons gagner !
Après le 16 durcissons le mouvement
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires