2011 L’ANNEE DE
NEGOCIATION DE L’ACCORD « TRAVAUX PENIBLES »
Cette année va
donc avoir lieu la renégociation sur l’accord travaux pénibles, cet accord est très important pour tous les salariés SNECMA, et plus particulièrement ceux de Gennevilliers.
En effet, cet accord permet un départ anticipé de 5 ans maximum avant ses droits à la retraite. Le
bénéficiaire continue d’être aux effectifs. Il bénéficie ainsi du 13ème mois, de l’intéressement de la participation (au taux de 70%), de
la Mutuelle, du Comité d’Entreprise.
Cet accord touche toutes les catégories sociales de l’entreprise. Cet accord n’est pas réservé aux
seuls et uniques métiers classés comme pénibles.
En effet, un salarié, qui fait toute sa carrière dans un service méthodes, dans un atelier qui n’est
pas reconnu par les « travaux pénibles », peut faire prévaloir l’article 12 : « situation médicale difficile ».
S’il a malheureusement un problème d’ordre médicale grave, il peut bénéficier d’une anticipation
maximale de 3 ans, sur avis du médecin du travail, et ce quelque soit son passé professionnel.
Nous trouvons malgré tout cette mesure trop restrictive. Nous souhaiterions qu’elle passe à 5 ans
d’anticipation, dans le cas de maladie très grave.
Un salarié, qui a une grande maladie, devrait pouvoir bénéficier dès 55 ans d’un départ en
préretraite. Personne ne peut savoir l’évolution ainsi que le pronostic vitale d’une maladie, il est donc important de pouvoir bénéficier d’un départ anticipé pour profiter pleinement de la vie, et de sa famille.
Nous sommes aussi pour une possibilité de cumul comme cela ce faisait par le passer sur le site de
ennevilliers.
En clair, un salarié qui a travaillé ponctuellement dans un métier reconnu en TP et qui du coup
bénéficie de 2 ans d’anticipation, et qui développe une maladie et obtient 3 ans après avis du médecin, devrait pouvoir cumuler toutes ses années et partir 5 ans avant sa retraite.
Sans possibilité de cumul, c’est la double peine. Il doit rester au boulot et en plus malade.
Ce sont bien entendu des sujets délicats et douloureux, mais ils font partie malheureusement de notre
quotidien. C’est pour cela qu’il est important d’en discuter, et de faire avancer le dossier « Travaux pénibles ».
Dans cette nouvelle négociation un autre point important, devra être abordé : le pouvoir des commissions locales (article 10).
Pour nous, ces commissions sont importantes. Elles peuvent être réunies par demande des syndicats ou
de la direction afin de statuer sur la reconnaissance en TP, d’un atelier, d’un métier, ou même d’un salarié.
Il faut donc qu’elles continuent d’exister dans le prochain accord, mais elles aient des pouvoirs
renforcés. C'est-à-dire, qu’elles aient plus d’autonomie vis à vis de la DG.
Un exemple nous vient immédiatement, ce sont les commissions qui se sont réunis à notre demande pour
les secteurs Erosion ainsi que pour le secteur STEM.
La direction locale ne veut pas statuer favorablement sur ces métiers, car il y a un veto de la DG. La
direction générale bloque parce qu’il existe d’autres secteurs d’érosion dans les différents centres, et c’est pour une simple raison financière
qu’elle ne veut pas reconnaitre ce métier sur ces machines. Etendre la reconnaissance en « travaux pénibles », cela a un coup. Nous savons aussi que le coté social passe après pour ces
messieurs de la DG.
Pourtant, l’érosion à Gennevilliers a ses particularité et notamment sur l’usage de la Celite, produit
hautement dangereux, et cela pourrait être donc reconnu localement, ainsi que les STEM qui par contre n’a exister que sur le site de Gennevilliers.
De même pour les salariés de la centrale « énergie », les horaires, l’isolement qu’ils
subissent auraient pu être pris en compte par la commission locale, car ce type de secteur n’existe que sur notre site. D’autres métiers pourraient être ainsi reconnus par cette commission.
Le financement est aussi un point très important. Il concerne notre pouvoir d’achat de préretraité. Il nous faut choisir entre
l’envie de partir et celle de toucher 70% de notre ancien salaire.
En clair nous nous retrouvons avec 30% de moins du jour au lendemain. Dans des accords précédents, nous partions avec 83% de salaire ce qui est déjà mieux.
Pourquoi une différence de traitement avec les retraites « chapeau » nos hauts cadres, qui,
eux, bénéficient d’une garantie de ressource qui leur maintient la totalité de leur salaire jusque …seulement 83 ans.
Il est donc juste, puisque nous sommes encore aux effectifs et encore salarié SNECMA, de profiter des
bonnes retombées économiques que touchent les actionnaires.
Et oui ! Nous voulons le beurre et l’argent du
beurre et en plus le sourire de la crémière.
Après tout, si la SNECMA se porte aussi bien, c’est grâce au fruit de notre travail. Il est donc
essentiel de pouvoir toucher plus pour notre pré retraite, ce n’est qu’un juste retour des choses.
Reste un point important qui est venu polluer la situation de nos retraites : la loi
Fillon-Sarkozy et le passage de la retraite de 60 à 62 ans.
Là aussi cela devra faire partie de la négociation. La DG retarde volontairement tous les départs en
« travaux pénibles » de plusieurs mois.
Là aussi c’est inacceptable ! Nous avons, pour beaucoup, programmé notre départ. La direction
peut largement prendre en charge le rab que nous aurons à faire.
Il est donc important cette année, plus que les autres, de bien choisir vos représentants syndicaux.
Nous avons démontré, pour beaucoup sur la liste CGT, notre savoir faire à défendre ce dossier.
Nous nous engageons pour 2011 à refaire de même afin d’obtenir un meilleur accord que celui de
2007.
VIVE LA LUTTE DES TRAVAILLEURS
TUNISIENS ET ALEGERIENS
En Tunisie, cela fait dès semaines que les manifestations succèdent aux manifestations. Elles sont le fait de travailleurs et surtout de ceux qui voudraient bien travailler mais qui ne
trouvent pas d’emplois.
Elles sont le fait de chômeurs, de ménagères, de jeunes, de femmes et d’hommes qui ont de plus en plus
de difficultés pour survivre, alors même que le clan qui dirigeait le pays, Ben Ali, sa famille et ses proches, s’enrichissait à vue d’œil au détriment de la majorité pauvre de la
population.
Malgré une répression sauvage, où la police tire à balles réelles et a fait, même d’après les chiffres
gouvernementaux, plus de trente morts, mais probablement le double, la révolte continue. En Algérie, toute la semaine dernière la jeunesse des classes populaires s’est révoltée contre les hausses
de prix des produits alimentaires les plus indispensables.
Ils ont fait reculer, au moins partiellement, le gouvernement qui, pour désamorcer la colère, a décidé
de subventionner certains produits de première nécessité comme le sucre. Mais il y a tout le reste, il y a que, là aussi, l’État est riche des revenus du pétrole et du gaz, comme s’enrichissent
ceux qui sont près de la mangeoire, pendant que la population pauvre est poussée vers une pauvreté encore plus grande.
Nous, la CGT, nous sommes pleinement solidaires de ceux
qui se battent en Tunisie et en Algérie. Ce sont des pauvres, ce sont des travailleurs
comme nous.
Et, en réalité, il s’agit plus que de solidarité : les gens qui se battent dans ces deux pays du
Maghreb et dont la colère exprime d’ailleurs la situation des classes pauvres de tout le Maghreb, font partie de la même classe ouvrière dont nous faisons partie ici, en France.
Ce qui nous lie à eux, c’est le fait que nous sommes des salariés, nous sommes des exploités. De plus,
nous sommes exploités là-bas et ici par les mêmes capitaux, français pour une large part, et qui sont tous entremêlés.
Et les patrons qui exploitent les salariés là-bas, ce sont les mêmes
qu’ici. Rien qu’en Tunisie, il y a plus de 1 200 entreprises françaises qui s’engraissent sur
les bas salaires. Et ces entreprises, nous les connaissons bien ! Ce sont Faurecia, Valeo, Danone, Total, Carrefour, Axa …
Les mêmes qui nous exploitent ici, nous et nos familles, les mêmes qui imposent les bas salaires et
qui licencient, pour pouvoir aligner à la fin de l’année des bénéfices qui se chiffrent en milliards.
Nous avons toujours dit que, travailleurs de différentes nationalités et travailleurs par-delà les
frontières, nous sommes tous des frères et des sœurs. Et tous ceux, en premier lieu les patrons mais aussi tous leurs laquais, qui essaient systématiquement de nous diviser en fonction de la
nationalité, des origines et de la religion, eh bien, ceux-là sont nos ennemis.
Car non seulement nous diviser de cette façon, c’est faciliter la tâche des riches, des bourgeois, des
patrons, de tous les Ben Ali de Tunisie, d’Algérie, et de France, mais en même temps c’est une façon de suggérer l’idée qu’en revanche, avec les riches et les patrons de notre nationalité, de
notre religion, nous avons quelque chose en commun !
Eh bien non ! Nous, les travailleurs, nous n’avons rien en commun avec des dirigeants comme Ben
Ali, pas plus qu’avec Sarkozy et avec les grands patrons bien français !
Vive la lutte des
travailleurs, des chômeurs, des ménagères, en Tunisie !
GESTOR TOUJOURS ET ENCORE DES PROBLEMES
Lors de la
fermeture de fin d’année, le samedi 1er janvier, jour férié, était récupérable puisqu’il était précédé de 5 jours de
CP.
Il devait donc apparaître sur notre compte
GESTOR dans la rubrique CP avec 1 jour de plus. Depuis 3 semaines, nous constatons toujours le vide sidéral sur notre compte.
La paie arrive bientôt est ceux qui ont déjà
pris cette journée, n’ont pas pu la justifier dans GESTOR, sauf ceux à qui ils restaient des CP. Cela fait plusieurs fois que nous relançons la direction locale pour qu’elle prenne les
dispositions nécessaires sur le sujet.
Celle-ci nous répond que la régularisation de
cette journée sera faite avant fin janvier. Cette réponse ne nous satisfait pas, puisque la ou le salarié qui n’a plus de CP, et qui a pris la récupération du 1er janvier, n’a aucune
possibilité de régulariser dans GESTOR, et va se voir amputé de cette journée.
C’est absolument inadmissible ! Nous ne devons pas faire les frais de cette situation. De
plus, ce n’est que l’application de notre bon droit. Il y a fort à parier qu’une nouvelle fois nous fassions les frais des carences de la direction.
Il n’en est pas question ! S’il manque
une journée sur les paies, nous demandons à ce que la direction prévoit des chèques ou des ordres de virement à tous ceux qui le réclament.
AUGMENTATION DES COTISATIONS DE MUTUELLE
Courant décembre, la Mutuelle, la direction et les
syndicats se sont réunis sur le financement de la Mutuelle Groupe SAFRAN. La complémentaire santé devrait augmenter au 1er janvier 2011 de tarif, et la Direction proposait
7,5%.
Nous avons demandé la prise en charge de cette augmentation par la
direction, surtout dans un moment où les profits sont florissants. La Direction a maintenu son refus de prise en charge intégrale de la taxe par
l’entreprise. Ce sera moitié direction moitié salarié.
Voilà la réponse de la direction du
Groupe SAFRAN ! Pourtant, comme de nombreuses autres entreprises, elle contribue, à travers les cadeaux de baisse de charge que lui fait le gouvernement, à plomber la Sécurité
Sociale.
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Cotisation salariale 2010
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Cotisation salariale 2011
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Augmentation de cotisation
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En %
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En €
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Salaire mensuel 1500 €
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Isolé
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23.88 €
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24.46 €
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2.34%
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0.57 €
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Duo +
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40.90 €
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42.75 €
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4.32%
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1.85 €
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Famille
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49,23 €
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51.70 €
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4.78%
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2.47 €
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Salaire mensuel 3000 €
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Isolé
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31.17 €
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32.14 €
|
2.99%
|
0.96 €
|
|
Duo +
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48.19 €
|
50.43 €
|
4.44%
|
2.24 €
|
|
Famille
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56.52 €
|
59.38 €
|
4.82%
|
2.86 €
|
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Salaire mensuel 4500 €
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Isolé
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38.46 €
|
39.82 €
|
3.39%
|
1.35 €
|
|
Duo +
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55.48 €
|
58.11 €
|
4.52%
|
2.63 €
|
|
Famille
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63.81 €
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67.06 €
|
4.85%
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3.25 €
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UN LABO A REQUALIFIER
Depuis de nombreuses années, le laboratoire a été mis à l’écart, et en premier lieu par sa situation
géographique (près du parking P9), mais aussi par ses mesures de sécurité (badges d’entrée).
Mais ce n’a pas été la seule façon de les séparer des autres salariés, la direction a aussi laisser
les niveaux de qualification à la traîne.
Il y a plusieurs mois, les salariés de ce secteur avaient provoqué des réunions avec leur responsable,
posant les problèmes de « management » mais aussi l’embauche nécessaire de techniciens dans ce secteur.
La direction, à l’époque M. DESLOGIS, avait été informé par les laborantins dans une réunion de CLE,
où chacun avait pu exprimer son exaspération, qui avait pour certains d’entre eux engendré stress et dépressions.
Aujourd’hui, ils demandent que leurs compétences soient reconnues et que les promotions soient
conséquentes. Ils réclament, pour cela, les courbes de salaire de l’usine, afin que chacun puissent se situer par rapport aux moyennes de qualification des autres secteurs.
Ce que l’on peut dire dès aujourd’hui, c’est que les salaires et qualifications sont en deçà de la
moyenne SNECMA qui n’est d’ailleurs pas très élevée.
La direction mène sa politique salariale qui conduit à écarter des secteurs entiers d’augmentations
individuelles sérieuses, mais la hiérarchie du secteur à une autre responsabilité : celle de rester sourde aux appels successifs du personnel, et de défendre leurs aspirations.
Maintenant, les salariés comprennent qu’ils sont tous perdants, et qu’ils doivent demander des comptes
collectivement. La direction a la possibilité de régler le problème, car les leviers pour améliorer les qualifs existent. Il faut par contre le lui faire comprendre, et rien de mieux que l’action
unitaire.